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Granada histoire - Nicaragua

Augusto Cesar Sandino Granada Nicaragua
Augusto Cesar Sandino

La ville de Granada fut fondée en 1524 entre un lieu nommé Xalteva (Jalteva) et le Cocibolca, ou Grand Lac du Nicaragua, par le conquistador espagnol Francisco Hernandez de Cordoba, devenant ainsi une des colonies les plus anciennes de l'Amérique Centrale. A cette époque Xalteva était peuplé par les Diarianes appartenant au groupe des Chorotegas. Ils étaient des guerriers et des artistes et avaient des connaissances dans plusieurs disciplines comme l'astronomie, la botanique et la médecine. La tribu était placée sous l'autorité d'un chef ou cacique avec une importante classe de commerçants. La province indigène s'appelait alors Nequecheri.

Comme l'affirme l'historien nicaraguayen Jorge Eduardo Arellano, Granada s'est distinguée, dès le début fondation, par la fusion d'éléments d'architecture dans sa construction et par le fait qu'elle a été le point de départ pour les explorations du Rio San Juan. Ces explorations ont conduit à établir une route fluviale entre le lac et l'Océan Atlantique qui a scellé le destin de Granada comme ville portuaire, à l'origine de sa splendeur mais aussi, ensuite, de son déclin.

Les poètes et les journalistes ont pris l'habitude d'appeler Granada « la sirène » avec son corps constitué par la ville et sa partie ouverte sur le lac. Pendant l'époque coloniale Granada devient l'un des ports commerciaux de la plus grande importance en Amérique Centrale en même temps que la ville s'érige selon la tradition architectonique espagnole de la « Place Grande et des Pouvoirs » au centre de la ville. L'essor commercial dans les premières 60 premières années du XVIIème siècle fait de Granada une capitale. Sa ville jumelle, León, fut détruite en 1610 par un tremblement de terre causé par l'éruption du volcan Momotombo ce qui donna encore plus d'importance à Granada, d'autant que les plantations de tabac et de cacao, les grands élevages de bovins et de mulets prenaient de l'ampleur. Granada avait des relations commerciales avec Cartagena en Colombie, avec le GA??uatemala, le Salvador, le Panama et le Pérou.

A cause de l'augmentation du commerce par la route du Grand Lac et le Rio San Juan et des rivalités entre l'Espagne, l'Angleterre, la Hollande et la France, Granada fut victime d'au moins trois attaques de pirates qui dévastèrent la ville. Ainsi en juin 1665 Jean David, un pirate en provenance de la Jamaïque attaqua et saccagea Granada presque sans rencontrer de résistance. Quelques années plus tard, en 1670, le pirate Gallardito attaqua de nouveau Granada trompant les défenses espagnoles. Les autorités coloniales, pour prévenir de telles attaques, construisirent la fortification nommée «El Castillo de la Immaculada Concepción» sur le fleuve San Juan en 1675. El Castillo devait permettre de se défendre contre la piraterie et les Anglais qui voulaient s'approprier la voie de communication. Pourtant il n'a pas empêché que le pirate français William Dampier saccage et incendie la ville le 8 avril 1685.

Le tremblement de terre de la même année éleva le lit du Rio San Juan en plusieurs endroits de sorte que la communication fut interrompue entre le lac Cocibolca et l'Océan Atlantique causant de graves dommages à l'économie de Granada. En 1751 Luis Diez Navarro construisit le fort « La Polvora » à l'entrée de Granada et 1789 voit la réalisation d'un petit fort « El Fuertecito » au bord du lac et « El Castillo San Pablo » dans une des petites îles.

Au début du XIX° siècle la cité maintient un commerce régulier et rentable avec les Antilles. Cette époque se caractérise par de brèves périodes d'essor au milieu de mouvements armés, d'abord contre les Espagnols (1812) et ensuite, en 1823, contre le gouvernement du Mexique. Les mouvements politiques pour l'indépendance furent étouffés par les autorités de la Colonie espagnole. Après l'indépendance de 1821 ce furent les Créoles qui se disputèrent le pouvoir dans le nouvel Etat ce qui a abouti à la guerre civile qui a commencé en 1824 et s'est terminée en 1928.
Plus tard, en 1854 uA??ne nouvelle guerre civile opposa Granada à la ville de León laquelle assiégea Granada pendant 9 mois. Granada fut libérée par Fruto Chamorro mais la guerre civile se poursuivit dans tout le pays jusqu'en 1857. Les « nationaux » firent appel aux troupes nord-américaines pour combattre aux côtés du parti libéral mais ces dernières furent appelées comme les autres des « flibustiers » puisqu'elles débarquaient comme avant eux les pirates et les corsaires.

Le 22 novembre 1856 le flibustier Henningsen incendia la ville de Granada en causant d'énormes dégâts aux édifices et, de leur côté, les troupes du pirate nord-américain William Walker écrivirent en anglais, avant de se retirer de Granada, cette phrase de victoire : «here was Granada » : ici se trouvait Granada. La reconstruction de Granada commença après la « Guerre Nationale » et la ville devint la capitale politique du pays jusqu'en 1893 date à laquelle elle perdit son hégémonie politique à cause d'une révolution libérale menée par le Général Zelaya. Ces trente années de gouvernement conservateur virent de nombreuses réalisations dans les édifices et les infrastructures : éclairage public (1872), télégraphe (1875), téléphone (1879), eau potable par canalisation (1880), chemin de fer (1886) avec sa gare (restaurée récemment), le marché et le parc Colón. En raison de sa beauté en faisant une perle de l'architecture, l'écrivaine espagnole, la baronne de Wilson, dont le nom était Emilia Serrano García del Tornell a nommé la ville : « la grande sultane ». Au XX° siècle, la ville connut un développement différent, continuant avec les activités commerciales et industrielles. Elle a perdu son hégémonie politique, mais non son caractère d'ancienne ville coloniale et néoclassique.

Au début du XX° siècle Granada était considérée comme la ville la plus riche du Nicaragua. Dans les années qui suivirent, la ville a cherché à sauver et à conserver son centre historique et le mérite n'en revient pas seulement aux nombreux administrateurs, artistesA??, hommes d'affaires et personnalités, mais manifeste aussi le désir de préserver ce trésor et peatrimoine culturel pour les générations futures. La ville fut déclarée patrimoine historique et culturel du Nicaragua le 2 juin 1995

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